Romain David

Web, entrepreneuriat...Blog perso de l'un des fondateurs de Balloon


Comment voyager peut vous aider à trouver un associé

En discutant avec des entrepreneurs, le problème de l’association revient très souvent.

Pour résumer, les entrepreneurs chevronnés parlent de leurs echecs, souvent dus à une mauvaise équipe et les entrepreneurs en herbe parlent de leur difficulté à trouver la bonne personne. Effectivement, quand on rencontre quelqu’un, on discute, on va boire un verre, tout se passe bien, mais comment savoir comment ce sera dans un mois, un an…C’est au fur et à mesure que les défauts apparaissent. On ne peut malheureusement pas avancer dans le temps mais on peut accélérer le processus: partez ensemble au moins un mois au bout du monde et prenez votre décision en revenant!

C’est à mon avis un bon moyen d’évaluer certains des critères importants (Copyright @gbertholet) avant de s’associer:

Complémentarité: L’un qui parle aux gens, l’autre qui organise, l’un qui veille pendant que l’autre dort, l’un qui parle bien anglais l’autre l’espagnol, l’un qui cherche les hôtels et l’autre qui négocie…c’est difficile d’être efficace en permanence et à tous les points de vue quand on voyage. On se rend donc bien compte si c’est toujours le même qui fait tout ou si les rôles se partagent naturellement.

Confiance: Vous sentez vous en sécurité? Vous fiez-vous à son jugement et à ses conseils? Seriez vous d’accord pour le laisser gérer l’itinéraire? le budget?

Valeurs partagés: C’est plus difficile à évaluer mais je pense que cela est en rapport avec l’ambiance générale du voyage: y a-t-il de nombreux moments de tension ou de profonds désaccords sur des points récurrents?

Vision long-terme alignée:

It’s about two lives running parallel for a while, whith common aspirations and similar dreams…

Ernesto Guevara, The Motorcycle Diaries

Je trouve que cette phrase résume bien l’importance de la vision commune. Recherchez vous la même chose ? Qu’est ce qui vous marque, qu’est ce que vous retiendrez après ce voyage?

Implication:

On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait.

Nicolas Bouvier, L’usage du monde

Êtes vous tous les deux prêts aux mêmes sacrifices lors du voyage (budget, mode de vie, transport…), avez vous les mêmes priorités?

Objectivité: Êtes vous capable de parler franchement? de mettre à plat les choses qui ne vont pas bien? 24/24 pendant des jours et des jours engendrent forcément des tensions, en parlez vous ensemble?

Et vous, vous avez d’autres techniques pour « tester » un associé?

Published by Romain David, on novembre 8th, 2010 at 11:04 . Filled under: Conseil startup Tags: , , 11 Comments

Business Model Generation

Dans l’absolu, je serai plutôt d’accord avec l’auteur de cet article: Why Startup Founders Should Stop Reading Business Book qui explique en résumé:

Que les bouquins à la Seth Godin/Malcom Gladwell:
- sont trop généraux et ne donnent pas de pistes réels pour passer à l’action
- pourraient être résumé en une ou deux pages

Concernant ceux qui entrent d’avantage dans la pratique:
- trop de théories
- plus adaptés aux entreprises de grandes tailles, aux marché énormes et aux milliards de dollars en jeu.

C’est vrai que ce genre de bouquins peuvent être résumés en une page (exemple Getting real par @gillespoupardin), c’est vrai qu’ils prennent beaucoup de temps à lire et que même si c’est souvent passionnant c’est toujours difficile d’en tirer quelque chose de concret.

L’idéal à mon avis serait de trouver des résumés sympas sur le web et de les partager sur nos blogs (ou de les faire nous mêmes si le mal est fait:) ).


"Business Model Generation"

Business Model Generation

Voilà l’exception à la règle :) : Business Model Generation.
Ce n’est pas vraiment une nouveauté, je vous l’accorde mais je n’ai pas été mis dans le coup assez tôt à propos de ce bijoux.
Les différentes composantes d’un Business Model, les différents types de Business Model, des conseils pour travailler son BM, le designer…bref toutes les infos utiles et seulement les infos utiles!
Comment ne pas parler de la mise en page, de la manière dont ce livre est designé: photos, post-it, whiteboard, cahiers, schémas, gribouillages, vous passez par toutes les formes physiques que peut prendre le brainstorm et vous en ressortez lessiver, comme après une VRAIE séance!
C’est très agréable à lire et très stimulant!

Pour une fois, je voudrais vous demander deux choses:
1) des bons résumés de bouquins à partager
2) si je suis passé à côté d’autres bijoux comme celui-ci, let me know…

Published by Romain David, on septembre 21st, 2010 at 9:55 . Filled under: Conseil startup Tags: , , 11 Comments

Quel avenir pour le livre?

L’article de Slate a récemment relancé les débats sur le futur du livre. L’article en question reprends des arguments assez intéressants développés par David Brooks, éditorialiste au New-York Times. Je ne vais pas faire un long article, on en a déjà beaucoup parlé mais cette fois je ne sais absolument pas quoi penser.


Les livres rendent intelligents
De nombreuses études, reprises dans l’article de Slate, démontrent que le format «livre» développe des qualités essentielles au développement culturel d’un enfant, et d’un adulte aussi, entre nous, il n’est jamais trop tard…
En effet, lire un livre implique souvent une certaine déférence voire sacralisation qui développe l’attention vis à vis du texte et le respect vis à vis de l’auteur, surtout quand il s’agit de classiques. Faire l’effort de se poser confortablement et d’ouvrir un livre qui sent bon la colle et la reliure pour s’y plonger place forcément l’esprit dans une attitude propice à l’ouverture et à l’attention.

«Pour réinventer le livre, il va falloir brûler notre idole»
Cette citation de Jeff Jarvis montre malgré tout la nécessité de réformer ce média afin d’assurer son attractivité et son avenir. Si le format n’évolue pas, il sera utilisé par de moins en moins de personnes puis disparaîtra. A l’heure d’internet, le livre montre clairement ses limites:
On ne peut pas le mettre à jour, on est obligé de faire des rééditions. C’est un problème évident qui ne s’applique pas forcément à la littérature mais d’avantage à des essais ou à des livres éducatifs.
Il n’ont pas de moteur de recherche: c’est pourtant bien pratique de rechercher un passage ou une citation
Ils sont à sens unique: une fois que l’auteur a fini son boulot, il ne se préoccupe plus des lecteurs et ne peut pas apprendre à leur contact. Ca manque d’intéractivité.

Alors voilà, je suis un grand amateur de livre et de littérature mais je suis également persuadé que toute chose se doit d’évoluer et de s’adapter à son environnement pour survivre…
Faut il garder le format «livre» uniquement pour la littérature au sens stricte du terme, faut il inventer de nouveaux business models pour faire perdurer le livre papier (comme la publicité dans les livres par exemple)?…Je ne sais pas…

Published by Romain David, on juillet 15th, 2010 at 11:20 . Filled under: Conseil startup Tags: , 1 Comment