Romain David

Web, entrepreneuriat...Blog perso de l'un des fondateurs de Balloon


The Social Network

Même si le film de David Fincher n’est pas un chef d’oeuvre du 7ème art et présente peu d’intérêt artistique, il est intéressant à bien des égards.

Voici les points qui me semblent intéressants:

Une execution exemplaire

Le film montre bien comment Zuckerberg a lancé Facebook en accroissant au fur et à mesure son périmètre d’action: à Harvard uniquement dans un premier temps (réseau reservé aux possesseurs d’une adresse mail harvard.edu)  puis à Yale, Columbia et Stanford etc. Si par hasard, un autre réseau social était déjà utilisé dans une école, la stratégie de Zuckerberg consistait à proposer Facebook à toutes les universités environnantes. La viralité du réseau se chargeait du reste…

Un projet cool

Zuckerberg insiste beaucoup sur ce point dans le film: Facebook est un « projet cool », pas encore une boîte et c’est important qu’il le reste pour que les inscriptions continuent d’augmenter. C’est un peu ce que Paul Graham explique dans son article, Organic Startup idea:

If these guys had thought they were starting companies, they might have been tempted to do something more « serious, » and that would have been a mistake..

Apparemment, cela a été le principal point de désaccord entre Zuckerberg et Eduardo Saverin, le co-fondateur de Facebook. Saverin voulait en faire un business dès le début notamment avec de la publicité. « Avoir ses potes sur Facebook, c’est cool, une pop-up publicitaire sur Mountain Dew, c’est pas cool » répond Zuckerberg dans le film.

S’associer

Zuckerberg a confié à son meilleur/seul ami à Harvard, Eduardo Saverin, le poste de CFO de Facebook ainsi que 30% des actions. Or il s’est avéré que Saverin n’était pas à la hauteur de la tâche, c’est en tout cas ce que montre le film. Il voulait de la pub sur Facebook, il ne voulait pas rejoindre Zuckerberg en Californie et il a signé sans même lire le contrat qui stipulait qu’il serait le seul actionnaire dilué en cas de nouvel investissement. Je conçois que ce n’est pas très classe mais si le directeur financier signe sans s’en rendre compte, ça montre aussi qu’il est mauvais.

Zuckerberg a donc perdu à la fois son seul ami – ce qui est triste pour lui – et son principal associé, ce qui est plutôt bien pour Facebook si on en croît le film.

La vie privée n’a jamais été un problème pour lui

Le premier projet à l’origine de Facebook, facemash.com était un hot-or-not propre à Harvard. Zuckerberg avait récupéré les photos des filles de Harvard en déjouant la sécurité du réseau du campus, il rédigeait également un blog sur lequel il insultait les filles qui  lui mettaient des vestes. On comprend donc que malgré tous les efforts de ces derniers temps, la protection de la vie privée des internautes n’est pas dans l’ADN du groupe Facebook et ce, depuis le tout début.

Published by Romain David, on octobre 18th, 2010 at 11:05 . Filled under: Conseil startup Tags: , , , 5 Comments

« Be a Pirate and Fake it till you make it »

Sur les bons conseils de Jonathan de Submate, j’ai regardé ce week end « Pirates of the Silicon Valley ». Un film passionnant sur l’histoire d’Apple et de Microsoft du début des années 70 à la fin des années 80.

Le film illustre bien la vision révolutionnaire de Bill Gates ainsi que celle de Steve Jobs à l’époque:

  • Steve Jobs était convaincu depuis le départ que l’ordinateur allait devenir un produit grand public, chose inconcevable à l’époque. Dans le film, un haut responsable de Hewlett Packard complètement effaré demande à Steve Wozniak : « mais que va faire le grand public d’un ordinateur? »
  • Bill Gates avait compris dès cette époque que ce qui allait avoir de la valeur, ce ne serait pas le hardware mais bien les softwares. Là encore une scène du film est assez intéressante: lorsque Bill Gates, Paul Allen et Steve Ballmer vont rendre visite à IBM pour leur proposer un système d’exploitation destiné au futur IBM PC en échange d’une license d’exploitation, les dirigeants d’IBM acceptent mais leur rient au nez en leur expliquant que toute la valeur réside dans leur magnifique machine et non dans les logiciels qu’elle contient…

« Why join the navy if you can be a pirate »

C’est une citation de Steve Jobs et le film insiste beaucoup sur ce point autant du côté d’Apple que de Microsoft. Les deux citent d’ailleurs Picasso dans le film: « les bons artistes copient, les grands artistes pillent ». En effet, Steve Jobs et Bill Gates ont récupéré pas mal d’invention de chez Xerox qui n’en voyait aucune utilité (la souris et l’interface graphique notamment).

Mais être un pirate c’est aussi bouleverser le status quo, imposer une vision, être persuadé que les gros vont perdre parce qu’ils n’ont pas compris, parce qu’ils sont lents et souvent trop sûr d’eux. Jobs considère même sa mission comme une sorte de combat clandestin (contre IBM notamment), une vraie cause que tous les employés d’Apple doivent adopter. Il dit à un moment à propos de ses employés: « Il leur faut une cause, on a loupé le Vietnam mais le nouveau Macintosh sera leur cause! ».

« Fake it till you make it »

C’est l’une des leçons du film à mon avis, je sais pas ce qui est vrai ou de l’ordre de la fiction dans le film, mais deux scènes résument bien cet esprit:

  • Lors de la présentation de l’Apple II à la West Coast Computer Faire en 1977 à San Francisco, Steve Jobs et Steve Wozniak tentent de se faire plus gros qu’ils ne le sont (Apple I s’est vendu à moins de 200 exemplaires). Wozniak fait remarquer à Jobs: « Qu’est ce qui se passerait si ils découvrent qu’on en a fabriqué que trois de ces machines alors qu’on se comporte comme si on avait une usine qui les fabriquait à la chaîne? ».
  • Même raisonnement du côté de Bill Gates qui cherchait à convaincre le fondateur de MITS d’utiliser leur langage de programmation BASIC pour leur nouveau micro-ordinateur. « Tu as raconté à Ed qu’on louait tout un immeuble de bureau! Qu’est ce qui se passera si il découvre que notre siège se trouve dans un motel miteux et qu’on a pas de vrais employés? »

Dans les deux cas leur associé leur pose la même question: « qu’est ce qu’il se passera si… », mais ni Bill Gates, ni Steve Jobs ne répondent à cette question…C’est peut être ici qu’une part de chance entre en jeu, ne pas se faire prendre en flagrant délit de « fake it »!

En bref, un film passionnant, plutôt fidèle selon les propos de Wozniak, et dont on peut tirer beaucoup de leçons.

Published by Romain David, on octobre 11th, 2010 at 10:23 . Filled under: Conseil startup Tags: , , , 12 Comments

L’entrepreneur se fait des films…

Ca vous est déjà arrivé de choisir votre tee-shirt du matin en écoutant Verdi à fond et en prenant votre petite armoire pour le dressing gigantesque de Nicolas Cage dans Family Man?


Vous avez déjà imaginé Gordon Gekko, alias Michael Douglas dans Wall-Street, en train de vous expliquer qu’il allait investir 5 millions dans votre startup?

A moins que vous finissiez certaines journées difficiles debout dans la baignoire en pensant à Forrest Gump sur son crevettier ou à Howard Hughes sur un Hughes H1-racer…

Tous les prétextes sont bons pour fantasmer sur des films qui, même si ils sont parfois très «hollywoodiens», peuvent motiver, inspirer ou faire rêver l’entrepreneur que vous êtes. Voici quelques références qui, j’espère, ne vous laisseront pas indifférent:

Les Sept Mercenaires (1960):
Choisissez une bonne équipe!

Quand un baroudeur et tireur d’élite recrute des hommes pour former une équipe de choc contre des bandits de grands chemin, ça donne un film culte de John Sturges et dont on peut surement s’inspirer pour trouver des associés…

Réplique culte:
Vin: It’s like a fellow I once knew in El Paso. One day, he just took all his clothes off and jumped in a mess of cactus. I asked him that same question, « Why? »
Calvera: And?
Vin: He said, « It seemed to be a good idea at the time. »


Wall Street (1987):
Osez!

L’histoire de Bud Fox qui tente tout pour entrer en contact avec un grand investisseur de New-York: Gordon Gekko (Michael Douglas). Les premières scènes du film où le jeune Fox (Martin Sheen) mets tout en oeuvre pour approcher son idole sont un modèle du genre. La suite du film est un excellent exposé des principales valeurs du business et des limites à ne pas dépasser…

Réplique culte:
Gordon Gekko: «This is the kid, calls me 59 days in a row, wants to be a player. There ought to be a picture of you in the dictionary under persistence kid.»

The Usual Suspect (1995):
Laissez évoluer vos idées en fonction des opportunités qui se présentent

Roger Verbal Kint est un petit malfrat boiteux, il raconte à la police le massacre du port dont il a été témoin quelques jours auparavant. Ceux qui l’ont vu comprendront le message ci dessus, pour les autres dépêchez vous d’admirer ce chef d’oeuvre!

Réplique culte:
Verbal: «The greatest trick the Devil ever pulled was convincing the world he didn’t exist. And like that, poof. He’s gone.»



Be Kind, Rewind (2008):
Faites de vos problèmes de réelles opportunités

Toutes les cassettes d’un vidéo clubs sont soudainement effacés par un homme magnétique. Pour ne pas fermer boutique, les vendeurs (Jack Black et Mos Def) décident de tourner les remakes des films et de continuer à les louer…La catastrophe initial va leur permettre de devenir célèbres!

Réplique culte:
Mike: [to Jerry as they begin to remake Ghost Busters] «I’m Bill Murray, you’re everybody else.»


Family Man (2000):
Remettez vous en question et faites les bons choix!

Jack Campbell (Nicolas Cage), un riche business man de New York, se voit offrir la chance de savoir quel homme il aurait pu être si il avait pris une autre décision 13 ans plus tôt. Un film un peu fleur bleue à la fin, mais qui invite à réfléchir un peu avant d’agir et à se remettre en question quand cela est nécessaire.

Réplique culte:
Arnie: [quoting Jack] Don’t screw up the best thing in your life just because you’re a little unsure about who you are.



Forrest Gump (1994):
Ayez de la chance

L’histoire des Etats Unis depuis la guerre du Vietnam dans les yeux de Forrest (Tom Hanks), un homme «simple», en gros un peu idiot mais très attachant. Le hasard et la chance le rende célèbre et milliardaire, un exemple à suivre!

Réplique culte:
Forrest: «My momma always said,: Life was like a box of chocolates. You never know what you’re gonna get.»



La vie est belle (1997):
Ne démoralisez pas

Guido (Roberto Benigni) et son épouse élèvent leur fils dans l’Italie de la fin des années 30. Malgré l’antisémitisme et la montée du nazisme, Guido garde sa bonne humeur. Toute la famille est finalement déportée mais Guido tente de garder le sourire…
Une belle fable assez irréaliste mais qui donne la pêche!

Réplique culte:
Guido: [being shipped to a concentration camp] You’ve never ridden on a train, have you? They’re fantastic! Everybody stands up, close together, and there are no seats!
His son: There aren’t any seats?
Guido: Seats? On a train? It’s obvious you’ve never ridden one before! No, everybody’s packed in, standing up. Look at this line to get on! Hey, we’ve got tickets, save room for us!

Tucker (1988):
N’abandonnez pas

Un brillant ingénieur automobile tente tout pour imposer un véhicule révolutionnaire. Les grands industriels du secteur font tout pour l’en empêcher. Film génial de Francis Ford Coppola avec Jeff Bridges, a voir absolument pour garder la rage!

Réplique culte:
Preston Tucker: [revealing his graphics] «The car of tomorrow… today.»

Vous l’aurez compris, il ne s’agissait que de fictions et non de documentaires. Peut être pour un prochain article.
Si vous avez des ajouts personnels, je serai ravi de connaître vos films et répliques cultes…

Published by Romain David, on juin 23rd, 2010 at 10:00 . Filled under: Non classé Tags: 4 Comments